23 octobre 2016

Chanson douce - Leïla SLIMANI

Editions Gallimard - Collection La blanche
Parution : 18 août 2016
240 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant. 

 Leïla Slimani, née en 1981 au Maroc, est une journaliste et écrivain franco-marocaine. En 2014, elle publie son premier roman chez Gallimard, Dans le jardin de l'ogre. Le sujet (l'addiction sexuelle féminine) et l'écriture sont remarqués par la critique et l'ouvrage est proposé pour le Prix de Flore 2014.

Ce que j'en ai pensé :

Le drame est posé dès les premiers mots : "Le bébé est mort."...On en frissonne d'avance ! 

Pourtant, au-delà du fait divers, de la pulsion mortifère d'une nounou, c'est une étude sociétale et psychologique que déroule l'auteur dans ce roman qui prend parfois des allures de polar.

Dans une narration impeccable, on assiste impuissant à ce qui se trame dans cet appartement bobo, on relie les points entre eux, les indices qui prévenaient de la catastrophe, la main-mise de Louise sur cette famille où le couple s'étiole doucement...

Et pourtant...Je serai moins dithyrambe que d'autres lecteurs, je me suis un peu ennuyée, j'ai trouvé quelques longueurs à ce roman, comme si la (trop) fine analyse des personnages enroulait l'intrigue dans des circonvolutions inutiles.
Je n'ai ressenti aucune compassion pour Myriam ou Paul, ni même pour leurs malheureux enfants, pas plus que je n'ai apprécié la lente dérive et la souffrance de Louise qui la conduisent au geste fatal.
Dommage !  

C'est Plume de Cajou  qui était la marraine des #MRL 2016 pour ce roman ! Merci à Prime Minister pour cette lecture !


10 commentaires:

  1. Honnêtement, je m'attendais à beaucoup mieux... De belles qualités certes.. Des moments haletants et oppressants, mais..il m'a manqué de l'épaisseur.. Le personnage de Louise m'a semblé très caricatural... Paul..peu plausible.. J'attendais mieux..

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  2. Je comprends j'ai rédigé mon billet cet aprem aussi et j'ai aussi quelques réticences. ..

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  3. Comment puis-je m'abonner à ton blog ? :)

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  4. @nath je ne sais pas (oups !)...je vais regarder en mode administrateur si je trouve un truc à activer ? sinon, je publie plutôt régulièrement, en passant 1 à 2 fois par semaine, il doit y avoir du neuf ici ;o)

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  5. Les bémols sur ce roman sont rares. Ton billet amène un autre point de vue, que j'apprécie grandement. Je suis d'autant plus curieuse de le lire. Je compte mettre la main dessus lors de ma prochaine virée en librairie. À suivre...

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  6. Ton ressenti est semblable au mien à la lecture de son roman précédent. Et c'est pour cela que je vais faire l'impasse sans regret sur celui-ci.

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  7. Il m'attend... je me demande bien ce que je vais en penser...

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  8. Tiens un ressenti différent ! Voilà qui est intéressant.

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  9. Quel dommage ! Sans le meurtre, il est certain que l'histoire aurait été ennuyeuse et simple mais cela me semble logique dans la mesure où cela parle du quotidien d'une famille plutôt banale. Non ?

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  10. Ah bon, tu t'es ennuyée, c'est dommage, moi pas du tout !

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