8 janvier 2017

Aveu de faiblesses - Frédéric VIGUIER

Editions Albin Michel
Parution : 4 janvier 2017
200 pages

Ce qu'en dit l'éditeur :

« Je suis laid, depuis le début. On me dit que je ressemble à ma mère, qu’on a le même nez. Mais ma mère, je la trouve belle. »
Ressources inhumaines, critique implacable de notre société, a imposé le ton froid et cruel de Frédéric Viguier dont le premier roman se faisait l’écho d’une « humanité déshumanisée ». On retrouve son univers glaçant et sombre, qui emprunte tout à la fois au cinéma radical de Bruno Dumont et au roman social. Mais au drame d’un bourg désindustrialisé du nord de la France, Frédéric Viguier ajoute le suspense d’un roman noir. Dès lors, l’histoire d’Yvan, un adolescent moqué pour sa laideur et sa différence, accusé du meurtre de son petit voisin, prend une tournure inattendue. 

 Frédéric Viguier est né en 1968 dans une famille de la bourgeoisie protestante nîmoise. Il a fait des études dans la publicité. Il se consacre à l'écriture depuis cinq ans. Il est l'auteur de Ressources inhumaines (éditions Albin Michel), un roman sélectionné pour le prix Jean-Carrière, le prix du roman Version Femina et le Prix des lycéens.

Ce que j'en ai pensé :

Il n'a pas un physique facile, Yvan : gros, roux, laid, des pantalons trop courts. On sent bien qu'il a le QI au ras des pâquerettes : pas un seul copain au lycée, une maman qu'il vénère et qui réalise des sculptures dans du beurre et collectionne les étiquettes de fromage. Il n'aime pas trop qu'on se moque de lui et c'est ce que font la future victime et son frère.

Alors Yvan devient vite le coupable idéal quand on découvre le meurtre de son petit voisin. D'autant qu'il coopère gentiment : il veut bien tout avouer du moment qu'il croit dormir dans un bon lit et retrouver vite sa maman...Et comme pour le flic qui l'interroge, il vaut mieux des aveux que des preuves, l'affaire pourrait être rondement menée !
 
Ce roman est malin : à la fois photographie sociale d'une marge de la France (le chômage rôde, l'échec scolaire, la violence familiale), critique des failles de la justice  et de l'univers carcéral, il prend des allures de polar et sa narration est addictive : rythme trépidant, suspense latent. 
Mais il étonne : on est tour à tour compatissant aux malheurs d'Yvan Gourlet, moqueur (cet anti-héros est une vraie tête à claques !) puis sans doute un peu admiratif jusqu'à cette dernière ligne qui envoie tout valser !

Un excellent roman !!

5 commentaires:

  1. Je l'avais noté, mais tu me donne encore plus envie. C'est l'un des seuls titres français de la rentrée que je veux lire à tout prix. Cet auteur me fait vraiment de l'oeil!

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  2. j'ai l'impression que cette rentrée de janvier nous révèle de belles surprises!

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  3. C'est un auteur qui devrait me plaire !

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  4. et moi non .. même si le regard sur cette France et tout ça, mais non .. enfin je dois aussi faire baisser ma pàl
    en tout cas, ton année commence bien !

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