20 janvier 2017

La porte du ciel - Dominique FORTIER

Editions Les Escales
Parution : 5 janvier 2017
256 pages


Ce qu'en dit l'éditeur :

Au cœur de la Louisiane et de ses plantations de coton, deux fillettes grandissent ensemble. Tout les oppose. Eleanor est blanche, fille de médecin ; Eve est mulâtre, fille d'esclave. Elles sont l'ombre l'une de l'autre, soumises à un destin qu'aucune des deux n'a choisi. Dans leur vie, il y aura des murmures, des désirs interdits, des chemins de traverse. Tout près, surtout, il y aura la clameur d'une guerre où des hommes affrontent leurs frères sous deux bannières étoilées.
Plus loin, dans l'Alabama, des femmes passent leur vie à coudre. Elles assemblent des bouts de tissu, Pénélopes modernes qui attendent le retour des maris, des pères, des fils partis combattre. Leurs courtepointes sont à l'image des Etats-Unis : un ensemble de morceaux tenus par un fil – celui de la couture, celui de l'écriture.
Entre rêve et histoire, Dominique Fortier dépeint une Amérique de légende qui se déchire pour mieux s'inventer et pose avec force la question de la liberté. 



Dominique Fortier est née à Québec et vit aujourd'hui à Outremont (Montréal). Après un doctorat en littérature française à l'Université McGill, elle exerce notamment le métier de traductrice. Son premier roman, Du bon usage des étoiles (2008), a remporté le prix Gens de mer du festival Étonnants voyageurs de Saint-Malo. Elle a depuis publié Les Larmes de saint Laurent et, en compagnie de Nicolas Dickner, Révolutions. La Porte du ciel est son troisième roman.


Ce que j'en ai pensé :

Un roman comme un conte avec un narrateur original : le Roi Coton.
Un pays divisé au bord de la Guerre de Sécession.
Des esclaves noirs, des grands propriétaires (blancs évidemment) et Eve, au milieu de tous, ni comme les uns ni comme les seconds : une mulâtre "adoptée" par une famille bourgeoise.

L'auteur, dans une belle narration imagée et pleine de métaphores (les poules noires peuvent pondre des œufs blancs, le jeu d'échecs dont les rois, noir ou blanc, n'ont pas le même poids..), prend ses distances avec les faits historiques et ça ne m'a pas gênée. J'ai au contraire aimé cette histoire dont les fils relient les morceaux à la manière d'un patchwork. 

Entre certains chapitres justement, les descriptions de courtepointe telles qu'elles ont été cousues par les femmes du Gee's Bend, un groupe de femmes noires de l'Alabama (je ne parviens plus à retrouver le lien sur le site des Escales...).

Un roman agréable et poétique. Une jolie surprise.

2 commentaires:

  1. Je viens de laisser un commentaire sur le blog de Marie-Claude "Hop sous la couette" en disant que je le voulais et je le retrouve ici ;-)

    Ton avis conforte mon idée qu'il me plairait à coup sur!

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  2. Ce fut aussi une jolie lecture pour moi mais je crains toutefois de ne pas en garder un souvenir très longtemps.

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