29 avril 2017

Memento mori - Sebastià ALZAMORA

Editions Actes Sud - Collection Actes Noirs
Parution : mars 2013
Titre original : Crim de sang
Traduction : Serge Mestre
304 pages
Prix Sant Jordi


Ce qu'en dit l'éditeur :

Barcelone, été 1936. Le Front populaire au pouvoir déchaîne la plus grande persécution religieuse qu’ait con nue l’Espagne. Des éléments anarchistes incontrôlés se proposent d’“exfiltrer” discrètement des confréries religieuses, contre rançon.
Dans la cuisine de la pension où ils se sont réfugiés en attendant de pouvoir quitter le pays, des frères maristes trouvent le corps sans vie d’un des leurs ; dans la ruelle avoisinante gît celui d’un enfant. Ils ont été vidés de leur sang, dans un modus operandi qui ressemble fort à celui des vampires.
Le commissaire chargé de l’enquête ne croit pas aux vampires. Et pour tout dire, il n’accorde pas plus de crédit aux religieux qu’aux anarchistes qui les persécutent. Les deux acolytes (un docteur et un juge) qui l’assistent occasionnellement sont, eux, fascinés par la légende du Golem et s’ingénient à créer du vivant à partir de la matière inerte et plus particulièrement de dépouilles humaines. Pendant que ses amis s’exaltent avec leurs macabres automates, le commissaire se rend au couvent des Capucines où le chef des anarchistes a caché un évêque dont il pense pouvoir négocier la vie auprès des fascistes. L’infâme éminence, qui se pense aussi surnaturel que Dieu, y a jeté son dévolu sur une toute jeune novice. Est-ce l’effet de la pureté de son chant ou de son insoutenable puberté ?
Thriller gothique sépulcral, d’une beauté grave et envoûtante, Memento mori décrit un monde au bord du gouffre avec une effroyable douceur.
 
Sebastià Alzamora i Martín, né en 1972, est un écrivain, critique littéraire et directeur culturel mayorquin. Il est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes et de contes, d’essais et de romans, dont certains sont traduits en français comme La Fleur de peau (Métailié, 2007) et Memento mori (Actes noirs, 2013). 
 
Ce que j'en ai pensé :

J'aurais appris une chose en abandonnant ce roman aux 2/3 de ma lecture : les polars gothiques ne sont pas faits pour moi ! 

Impossible d'adhérer à cette drôle d'histoire où sévissent un vampire, un juge qui fabrique un automate de cheval reconstitué à partir de restes humains et un évêque pervers qui aime les toutes jeunes filles, le tout sur fond de bombardements à Barcelone...

Pourtant la narration est remarquable, d'autant qu'elle tranche avec le sujet traité : elle donnerait presque de la douceur et de la poésie à cette farandole macabre mais elle manque sans doute un peu de peps qui m'aurait donné envie de connaître le dénouement.

Un ratage, une lecture très mitigée et j'arrête ma lecture à la page 160 (mais je n'ai peut-être pas trop la tête à lire en ce moment ?).

2 commentaires:

  1. Je te lève mon chapeau d'avoir essayé! Un polar gothique? Très peu pour moi...

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  2. L'histoire à l'air très spéciale effectivement... je ne suis pas sûre que ça soit pour moi !
    Cependant, j'aime beaucoup son titre !

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